samedi 11 avril 2009

Ste Thérèse de l'Enfant Jésus : acte d'offrande







Acte d'offrande de moi-même comme victime d'holocauste à l'Amour miséricordieux du Bon Dieu



O mon Dieu, Trinité bienheureuse, je désire t'aimer et te faire aimer, travailler à la glorification de la sainte Eglise, en sauvant les âmes, qui sont sur la terre et en délivrant celles qui souffrent dans le Purgatoire. Je désire accomplir parfaitement ta volonté et arriver au degré de gloire que tu m'as préparé dans ton Royaume ; en un mot, je désire être sainte, mais je sens mon impuissance et je te demande, ô mon Dieu, d'être toi-même ma sainteté.
Puisque tu m'as aimée jusqu'à me donner ton Fils unique pour être mon Sauveur et mon Epoux, les trésors infinis de ses mérites sont à moi ; je te les offre avec bonheur, te suppliant de ne me regarder qu'à travers la Face de Jésus et dans son Coeur brûlant d'Amour.
Je t'offre encore tous les mérites des saints qui sont au Ciel et sur la terre, leurs actes d'amour et ceux des saints Anges ; enfin je t'offre, ô bienheureuse Trinité, l'amour et les mérites de la Sainte Vierge, ma Mère chérie ; c'est à elle que j'abandonne mon offrande en la priant de te la présenter.
Son divin Fils, mon Epoux bien-aimé, aux jours de sa vie mortelle, nous a dit : "Tout ce que vous demanderez à mon Père en mon Nom, Il vous le donnera" (Jn 16,23). Je suis donc certaine que tu exauceras mes désirs... je le sais, ô mon Dieu, plus tu veux donner, plus tu fais désirer.
Je sens en mon coeur des désirs immenses et c'est avec confiance que je te demande de venir prendre possession de mon âme. Ah ! je ne puis recevoir la sainte Communion aussi souvent que je le désire, mais, Seigneur, n'est-tu pas tout puissant ? Reste en moi comme au Tabernacle, ne t'éloigne jamais de ta petite hostie.
Je voudrais te consoler de l'ingratitude des méchants et je te supplie de m'ôter la liberté de te déplaire. Si par faiblesse je tombe quelquefois, qu'aussitôt ton divin regard purifie mon âme, consumant toutes mes imperfections, comme le feu qui transforme toute chose en lui-même.
Je te remercie, ô mon Dieu, de toutes les grâces que tu m'as accordées : en particulier de m'avoir fait passer par le creuset de la souffrance. C'est avec joie que je te contemplerai au dernier jour, portant le sceptre de la croix ; puisque tu as daigné me donner en partage cette croix si précieuse, j'espère au Ciel te ressembler, et voir briller sur mon corps glorifié, les sacrés stigmates de ta passion.
Après l'exil de la terre, j'espère aller jouir de toi dans la Patrie, mais je ne veux pas amasser de mérites pour le Ciel ; je veux travailler pour ton seul amour, dans l'unique but de te faire plaisir, de consoler ton Coeur sacré et de sauver des âmes qui t'aimeront éternellement.
Au soir de cette vie, je paraîtrai devant toi les mains vides ; car je ne te demande pas, Seigneur, de compter mes oeuvres. Toutes nos justices ont des taches à tes yeux ! Je veux donc me revêtir de ta propre Justice et recevoir de ton amour la possession éternelle de toi-même. Je ne veux point d'autre trône et d'autre couronne que toi, ô mon Bien-Aimé.
A tes yeux, le temps n'est rien ; un seul jour est comme mille ans (ps 89,4). Tu peux donc en un instant me préparer à paraître devant toi.
Afin de vivre dans un acte de parfait amour, JE M'OFFRE COMME VICTIME D'HOLOCAUSTE A TON AMOUR MISERICORDIEUX, te suppliant de me consumer sans cesse, laissant déborder en mon âme les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en toi et qu'ainsi je devienne martyre de ton amour, ô mon Dieu !
Que ce martyre, après m'avoir préparée à paraître devant toi, me fasse enfin mourir, et que mon âme s'élance sans retard dans l'éternel embrassement de ton miséricordieux amour !
Je veux, ô mon Bien-Aimé, à chaque battement de mon coeur, te renouveler cette offrande un nombre infini de fois, jusqu'à ce que, les ombres s'étant évanouies (Cant. 4,6), je puisse te redire mon amour dans un face à face éternel !!!

Thérèse de l'Enfant Jésus de la Sainte Face
Fête de la Très Sainte Trinité, le 9 juin de l'an de grâce 1895

jeudi 9 avril 2009

Poème de Ste Thérèse de l'Enfant Jésus






La Rosée Divine


ou le Lait Virginal de Marie



Mon doux Jésus, sur le sein de ta Mère
Tu m'apparais, tout rayonnant d'Amour.
L'Amour, voilà l'ineffable mystère
Qui t'exila du Céleste Séjour...
Ah ! laisse-moi me cacher sous le voile
Qui te dérobe à tout regard mortel
Et près de toi, ô Matinale Etoile !
Je trouverai un avant-goût du Ciel.

Dès le réveil d'une nouvelle aurore
Quand du soleil on voit les premiers feux
La tendre fleur qui commence d'éclore
Attend d'en haut un baume précieux
C'est du matin la rosée bienfaisante
Toute remplie d'une douce fraîcheur
Qui produisant une sève abondante
Du frais bouton fait entrouvrir la fleur.

C'est toi, Jésus, la Fleur à peine éclose,
Je te contemple à ton premier réveil,
C'est toi, Jésus, la ravissante Rose,
Le frais bouton, gracieux et vermeil.
Les bras si purs de ta Mère chérie
Forment pour toi berceau, trône royal
Ton doux soleil, c'est le sein de Marie
Et ta Rosée, c'est le Lait Virginal !...

Ste Thérèse de l'Enfant Jésus

mardi 24 mars 2009

Prière pour la France dictée par Jésus à Marcel Van


Jésus : "Petit enfant de mon Amour, écoute, je vais te dicter une prière, et cette prière, je veux que les Français me la récitent :
Seigneur Jésus, aie compassion de la France, daigne l'étreindre dans ton amour et lui en montrer toute la tendresse. Fais que remplie d'amour pour toi, elle contribue à te faire aimer de toutes les nations de la terre. Ô Amour de Jésus, nous prenons ici l'engagement de te rester à jamais fidèles et de travailler d'un coeur ardent à répandre ton Règne dans tout l'univers. Amen.
Ô mon enfant, dis aux Français que cette prière est celle-là même que je veux entendre de leur bouche. Elle est sortie de mon coeur brûlant d'amour et je veux que les Français soient les seuls à la réciter. Quant à toi, mon enfant, je veux que tu la récites aussi, mais tu la réciteras également en français."

lundi 23 mars 2009

Jésus seul

Prière composée par Sainte Thérèse



Jésus seul






Mon coeur ardent veut se donner sans cesse

Il a besoin de prouver sa tendresse

Ah ! qui pourra comprendre mon amour ?


Quel coeur voudra me payer de retour ?...

Mais ce retour, en vain je le réclame

Jésus, toi seul peux contenter mon âme

Rien ne saurait me charmer ici-bas

Le vrai bonheur ne s'y rencontre pas...


Ma seule paix, mon seul bonheur,

Mon seul Amour, c'est Toi Seigneur !...


O Toi qui sus créer le coeur des Mères

Je trouve en Toi le plus tendre des Pères !

Mon seul Amour, Jésus, Verbe éternel

Pour moi ton Coeur est plus que maternel.

A chaque instant, tu me suis, tu me gardes.

Quand je t'appelle, ah ! jamais tu ne tardes

Et si parfois tu sembles te cacher

C'est Toi qui viens m'aider à te chercher.


Ma seule paix, mon seul bonheur,

Mon seul Amour, c'est Toi Seigneur !...


C'est à Toi seul, Jésus, que je m'attache,

C'est en tes bras que j'acccours et me cache ;

Je veux t'aimer comme un petit enfant,

je veux lutter comme un guerrier vaillant,

Comme un enfant plein de délicatesses.

Je veux, Seigneur, te combler de caresses

Et dans le champ de mon apostolat

Comme un guerrier je m'élance au combat !...


Ma seule paix, mon seul bonheur,

Mon seul Amour, c'est Toi Seigneur !...


Ton coeur qui garde et qui rend l'innocence

Ne saurait pas tromper ma confiance !

En toi, Seigneur, repose mon espoir.

Après l'exil, au Ciel, j'irai te voir...

Lorsqu'en mon coeur s'élève la tempête,

Vers toi, Jésus, je relève la tête ;

En ton regard miséricordieux

Je lis : "Enfant, pour toi, j'ai fait les Cieux."


Ma seule paix, mon seul bonheur,

Mon seul Amour, c'est Toi Seigneur !...


Je le sais bien, mes soupirs et mes larmes

Sont devant toi, tout rayonnants de charmes.

Les Séraphins au Ciel forment ta cour

Et cependant, tu mendies mon amour !...

Tu veux mon coeur, Jésus, je te le donne,

Tous mes désirs, je te les abandonne

Et ceux que j'aime, ô mon Epoux, mon Roi,

Je ne veux plus les aimer que pour Toi

Ma seule paix, mon seul bonheur,

Mon seul Amour, c'est Toi Seigneur !...


Ste Térèse de l'Enfant Jésus